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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 11:54

Aujourd’hui paraît-il, c’est l’ouverture du Printemps des poètes, en plein printemps arabe et  en même temps que la journée de la femme.

Je recommande dans Libération.fr, un lien avec le blog de Raphaël Sorin sur René Char :

http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/2011/03/rene-char-le-loriot-change-en-coucou.html

 

Je pense à mon ami Jean Sénac, dont les œuvres ne plus disponibles en librairie. Je pense à une rencontre où je lui avais fait lire un poème écrit par un jeune lycéen algérien inconnu  intitulé : Mélancholie :

Une main fume contre un cœur …

Un homme risque la fumée

Vient donc les pierres :

Le cœur de la pierre est bien doux ma mère

La fenêtre ne donne pas toujours sur la mer

La fenêtre t’attend : La goutte d’eau n’est pas toujours amère

Je ne sais pas ce qu’est devenu l’auteur de ce poème écrit vers  1964.

 

J’avais illustré par une photographie le poème de Sénac sur l’arbre intitulé Roi militant, publié en 1954 dans le premier recueil de Sénac, préfacé par René Char :

 

Arbre mon aimantier

Qui prend le geste de l’homme

Et la forme de son salut

 

Mon arbre qui devient la plus pure présence

De l’homme dans son désert

Qui connaît le secret des gisements de l’âme

Les audaces du cœur calcaire

Et la vertu patiente du jaillissement

 

Mon arbre bien planté

Dans cette chair atroce

Où Dieu résonne

-         ô mon caveau

 

Voici le matin

Jette ses mains à la surface des eaux

Et la terre frémit d’impatience

 

Rues fenêtres corsages

Il y a là une fête qui monte

Et moi arbre loyal je te salue

 

 

(Photo Jean-Pierre Bénisti)

 

 

Arbre362.jpg

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 11:10

Voilà que notre président ne fait pas dans la dentelle (du Puy !) Il revendique sans vergogne l’héritage du christianisme.

Je me demande s’il est nécessaire de transformer les campagnes électorales en psychodrame collectif. Il n’est pas de très bon goût de lancer en pleine révolution des peuples arabes, un débat sur l’Islam en France ou de faire une déclaration sur les racines chrétiennes de la France.

Certes, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État ne nie pas que la France est un pays dont les habitants sont majoritairement de parents chrétiens. Il n’empêche qu’il y a des personnes appartenant à d’autres religions et beaucoup qui, tout en appartenant à une religion, ne désirent pas y  faire référence.

Et puis, le christianisme n’est pas seulement les bâtisseurs de cathédrales et les grands philosophes comme Saint Thomas d’Aquin ou Blaise Pascal, c’est aussi la Saint-Barthélemy, la révocation de l’Édit de Nantes ou l’antijudaïsme religieux de l’Église d’avant Vatican II qui a favorisé la venue de l’antisémitisme moderne…

Acceptons l’héritage, sous réserve d’inventaire ! 

 

Jean-Pierre Bénisti

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:20

Aujourd’hui, sur France Culture l’émission de Raphaël Einthoven nous invite à une analyse comparée des fables de La Fontaine et des chansons de Brassens. Idée intéressante mais pas nouvelle. Il y a cinquante ans, mon professeur de lettres, Jean Oliviéri, avait osé à une époque où le Gorille n’était pas audible à la radio, comparer Brassens à Villon.

Mon admiration pour Brassens remonte à très longtemps. Dans les années 50, mon oncle Henri, délaissant son phonographe à manivelle et fier d’avoir acquis un des premiers tourne-disque 33 tours,  m’avait initié à ce chanteur en me faisant écouter les Sabots d’Hélène et Putain de toi.

Depuis je ne me suis pas lassé de l’écouter. Je connaissais tellement bien ses chansons que j’arrivais à les repérer  à l’audition des premiers accords de guitare. Mon père me disait : « Tes leçons de Brassens, tu les sais bien ! Dommage qu’il n’en soit pas de même dans les autres matières. » Je peux dire que  Brassens m’a accompagné pendant toutes mes années d’adolescence que je pourrais appeler mes années Brassens. Bien sûr, il y a des chansons moins bonnes que d’autres comme cette fameuse chanson sur le nombril de la femme d’un agent de police. Plus tard lorsque, médecin, j’ai fait des gardes de médecine générale, alors que j’étais en train d’examiner une patiente qui avait des douleurs abdominales, la patiente me dit que son bonhomme de mari était flic, je pensais au fond de moi, être le plus heureux des hommes, j’avais enfin vu le nombril de la femme d’un agent de police.

 

Il y a plusieurs Brassens Il y a un Brassens gaillard avec quelques chansons proches de ce que l’on appelle les chansons de corps de garde, ce ne sont pas les meilleures chansons de Brassens mais elles sont amusantes : Quand on est con, on est con. ; Marinette, Le Pornographe.... D’autres chansons nous présentent des êtres humbles que nous voudrions rencontrer : l’Auvergnat, les sabots d’Hélène, le vieux Léon, Jeanne., Pauvre Martin. Quelquefois Brassens flirte avec le surréalisme : Un gorille violant un juge, des mégères serrant des gendarmes entre de gigantesques fesses et cette brave Margot qui donne à téter à un chat , cette même Margot qui donne ce même sein à ces marmots, le sein qui fut un jour tété par son amant.. Au cours du cortège nuptial le vent emporte le chapeau du marié suivi par les enfants de cœur, comme dans un tableau de Chagall. . .Il y a aussi  le Brassens précieux : la marche nuptiale, Pénélope, les amours d’antan et le blason , ce merveilleux poème de plusieurs strophes pour ne pas avoir à prononcer « un tout petit vocable de trois lettres et pas plus. » Toutes ses chansons sont intemporelles et  se confondent avec les vieilles chansons populaires de tous les temps. Avec des expressions quotidiennes, il arrive à enrichir notre langage : Faire mes quatre voluptés… M’envoyer à la santé me refaire une honnêteté, il n’y a pas de quoi fouetter un cœur…Il y a même quelquefois des illustrations d’idées philosophiques. Ce pauvre Martin  qui creuse la terre et creuse le temps résume en une courte chanson, ce que Camus nous a dit dans le mythe de Sisyphe.

 

À propos de Camus. D’après divers témoignages, il paraîtrait que Camus aimait beaucoup les chansons. Il chantait une chanson qui pourrait être une chanson populaire d’un chansonnier proche d’Aristide Bruant ; En fait il est probable que la chanson ait été composée par Camus

 

Elle s’appelait misère de ma vie,

Car c’était bien vrai,

Elle n’avait pas chance

Avec ses poumons au trois quarts pourris

C’était une fille de l’Assistance

Pas de  chance….

Pas de  chance….

 

Elle était née le jour des morts,

C’est un bien triste sort,

Elle fut séduite à la trinité

C’est une calamité

 

(Variante)

Elle était née le jour des morts,

C’est un bien triste sort,

Elle est morte à la trinité

C’est la fatalité

 

Son père s’adonnait à la boisson

Sa mère lâchement avait su (?)

Et elle mourut sans parents,

Elle qui vécut sans enfants.

 

Mon père me racontait que lorsqu’il fréquentait Camus, les amis  avaient l’habitude au cours des réunions festives de pousser la chansonnette et ils chantaient souvent les chansons algéroises  d’Edmond Brua.

Roland Simounet raconte un voyage en auto avec Camus entre Alger et Orléansville            (Traces écrites,    Domens, Pézenas, 1997 p.49)

  Ce jour-là il (Camus) propose de chanter  sa chanson de son choix, tout le monde allait de son refrain, …

Avec nous nous avions pris une jeune fille fraîche et innocente….

Quand arriva son tour, elle commença quelques couplets du « gorille ». Un, deux, trois quatre. Comme elle avait l’air de bien connaître cette chanson. Camus risqua de lui demander si elle savait la suite ; sans interruption, elle alla jusqu’au bout. Il suffoqua de rire, apparemment il était le seul à connaître cette fin…

Brassens aurait eu beaucoup d’admiration pour Camus et il existerait un exemplaire de la Peste annoté par Brassens.

 

Jean-Pierre Bénisti

 

 

 

Voir émission de Raphaël Einthoven sur France Culture :

 

http://www.franceculture.com/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-chaos-35-la-fable-de-brassens-et-la-fontaine-2011-0

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 10:04

La révolution tunisienne a fait une victime collatérale : MAM. Et nous assistons à une crise sans précédent sous la cinquième république : le  Président annonce lui-même un remaniement un dimanche soir, troublant le repos dominical des citoyens français.

Pour parler d’un temps que les moins de vingt ans (et même de quarante) ne peuvent pas connaître, je dois dire que c’est à partir de la Tunisie, que la quatrième république a sombré.

Les soldats français se trouvant en Algérie ont usé de leur droit de poursuite envers des rebelles algériens opérant à partir du territoire tunisien. L'aviation française  a donc bombardé le village tunisien de Sakiet. Et ce ne sont  pas les rebelles qui ont été bombardés, mais les habitants du village. Cette erreur eut pour effet de provoquer une crise gouvernementale et par la suite aux évènements de mai 58, aboutissant à la fin de la quatrième république et l’avènement de la cinquième. L’affaire de Sakiet était bien plus grave que les déconnances de notre ministre.

 Cette année 58, le petit Nicolas devait avoir trois ans. Peut-être, se souvient-il ?

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 19:27

Brassens nous parle dans une de ses célèbres chansons de « cette misérable salope, qui  a couru sans vergogne et pour une escalope se jeter dans le lit du boucher. »

Je pense souvent à cette chanson lorsque je rentre dans une boucherie.Ce n'est pas le boucher qui est à plaindre. Mais son épouse qui est plus caissière que bouchère est constamment en présence de son mari. Je ne lui ai toujours pas posé la question qui me vient à l’esprit : « Votre mari est présent dans la boutique, quand vous y êtes, il est aussi chez vous le soir quand vous avez fini de travailler, à quel moment pouvez-vous caser votre amant ? »

Bien sûr, ce n’est pas important si  cette dame a un amant ou pas ? Mais ce qui est grave c’est qu’elle n’ait pas la possibilité d’en avoir.Et le boucher doit être très malheureux de ne pas avoir la possibilité d'être cocu.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:38

Le journaliste de la télévision nous dit que l’accident d’avion qui a fait beaucoup de morts était du à une erreur humaine. Dans ce cas particulier, cette erreur était franchement inhumaine. Il aurait été plus simple de dire l’erreur d’une personne. Je me souviens que déjà il y a cinquante ans, mon professeur de lettres se plaignait de cette mode qui consistait à parler du style saganesque au lieu de parler du style de Françoise Sagan. Le même professeur nous avait enseigné la fameuse règle de grammaire latine : Errare humanum est.

    Le même journaliste nous parle de voyageurs pris en otage à propos de voyageurs ennuyés par une grève de transport. Ce n’est peut-être pas faux, mais par respect pour les personnes qui ont été otages au Liban ou ailleurs, il serait sage de ne pas parler d’otage à tort et à travers.

 

Dans un autre ordre d’idées il est urgent de changer le mot euthanasie. Tant que ce mot sera utilisé ,il ne pourra y avoir sur ce sujet de débat sérieux. Parler d’euthanasie peut être entendu par « état nazi ». Ce n’est pas un jeu de mots amusant, il s’agit de mort dans les deux cas. Les médecins sont très forts pour changer les dénominations et même quand c’est inutile : il n’était pas nécessaire de remplacer les oculistes par les ophtalmologistes !

Les centres de conservation du sperme parlent de sperme congelé. Parler de con gelé chez un  couple souffrant de stérilité, c’est parler de la corde dans la maison d’un pendu !

 

Les non dupes errent ! disait le Docteur Lacan !

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:35

Nous sommes en train de vivre une période aussi importante qu’il y a vingt ans lorsque le communisme s’est effondré.

Le peuple arabe se réveille. Notre tranquillité est troublée, nous nous étions habitué à ces régimes autoritaires et corrompus en acceptant ce statu quo en pensant que ces régimes inacceptables étaient préférables aux régimes islamistes de type iranien.

Des éléments regrettables ont certes eu lieu à Tunis (assassinat d’un prêtre polonais et tentative d’incendie du quartier des bordels. D’autres faits sont positifs : il n’y a pas eu au cours des manifestations des drapeaux américains ou israéliens brûlés.

Tout est possible : le meilleur comme le pire. Je recommande à ce sujet à lire les papiers de Alain Touraine et de Élisabeth Rudinesco dans le Monde de samedi 19 mars 2011.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 11:49

Je n'ai pas l'habitude de défendre un journaliste que je n'apprécie pas beaucoup.Il me semble que la condamnation de Monsieur Zemmour pour racisme est tout à fait inutile. Les honorables associations antiracistes feraient bien de ne pas abuser de l'institution judiciaire. Cette institution se prétend surchargée et perd son temps pour des petites phrases lâchées par des hommes publics peu talentueux.

Sur le fond Monsieur Zemmour prétend que les trafiquants de drogue sont souvent des maghrébins. Il n'a pas forcément tort et celui qui vous dira que les grands violonistes sont souvent juifs ou que les joueurs d'échec sont souvent russes ne sera pas accusé de racisme. Cependant le journaliste aurait du nuancer son propos et dire que si les trafiquants sont souvent maghrébins, tous les maghrébins ne sont pas des trafiquants et il n'est pas admissible que les policiers effectuent presque tous leurs contrôles de routine sur des jeunes, maghrébins ou africains.

Les associations antiracistes feraient mieux d'éviter de poursuivre les journalistes qui dérapent. Elles peuvent facilement user de leus droits de réponse et passer une bonne engueulade à ces journalistes.

Je m'étonne que les associations antiracistes ne se soient pas intéressés au journal Rivarol dont l'essentiel des articles sont ouvertement racistes et antisémites. Ce journal est absolument dégueulasse et est de même nature que les fameux journaux des années 30 comme Je suis partout.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:50

Les deux premiers articles de mon blog ont été perdus, je les reprends :

 

posté par Jean-Pierre Bénisti le 26/01/2011 à 15h47

Semaine très chargée. La Tunisie nous interpelle. Une révolution est en marche.
Je ne comprends pas l'interdiction de la conférence de Monsieur Hessel et je ne comprends pas non plus cette affaire Céline.
Décidément Frédéric Mitterrand n'est vraiment pas à la hauteur de sa tache. Il prends une décision sous l'injonction d'un honorable citoyen, sans réunir l'instance qui avait programmé cette célébration. Rendre hommage au talent de Céline, n'est pas rendre hommage à sa dégueulasserie.
Des bouquinistes sur les quais vendaient des exemplaires des bagatelles pour la bagatelle de cinq cent francs. On pourra avoir bientôt ces pamphlets en ligne;
Je vous recommande les chansons de Céline (en ligne aussi)
À écouter

http://www.dailymotion.com/video/x43h2d_a-noeud-coulant-louis-ferdinand-cel_music



http://www.dailymotion.com/video/x43hgu_reglement-louis-ferdinand-celine_music
 posté par Jean-Pierre Bénisti le 08/02/2011 à 19h06
Ce poème de Victor Hugo semble bien actuel :

Que peut-il ? Tout.

Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,

en huit mois un homme de génie

eût changé la face de la France,

de l’Europe peut-être.


Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

ne pouvant créer, il décrète ;

il cherche à donner le change sur sa nullité ;

c’est le mouvement perpétuel ;

mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.


L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère

est un carriériste avantageux.


Il aime la gloriole, les paillettes,

les grands mots, ce qui sonne,

ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.

Quand on mesure l’homme

et qu’on le trouve si petit

et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme,

il est impossible que l’esprit

n’éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme

car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde,

d’un homme médiocre échappé.

Victor HUGO,
« Napoléon, le petit »
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:11

Voici ce qu'écrivait Albert Camus à propos de ce petit village du Rhône, de l'Isère en son temps, non loin de Lyon:

Ternay. Petit village désert et froid qui surplombe le Rhône. Ciel gris et vent glacé comme une robe souple. Les hautes terres en friche. Quelques sillons noirs et les vols de corbeaux. Petit cimetière ouvert en plein ciel ; ils ont tous été bon époux et bon père. Ils laissent tous les regrets éternel (Carnet 1935-1948. Cahier III avril 1939-février 1942.

Je passe souvent dans ce lieu et je cherche en vain une rue Albert Camus.

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