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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 20:09

Le musée des Beaux-Arts de Lyon a fait appel à des collectionneurs pour une exposition consacrée à des collections particulières d’objets. J’ai proposé d’exposer une collection de poteries Kabyles.

J’ai reçu la : réponse suivante :

Cher collectionneur,

Nous vous remercions pour votre proposition de collection dans le cadre de l’exposition Musée Sentimental. Nous vous remercions également pour l’attention que vous portez au projet ainsi qu’à notre musée.

Le musée a reçu de très nombreuses propositions et nous avons dû effectuer des choix, en fonction de l’esthétique générale de l’exposition. Malgré tout l’intérêt de votre collection, elle n’a pas été sélectionnée.

Nous espérons que ce choix ne diminuera pas l’intérêt que vous portez à cette exposition dans laquelle nous aurons plaisir à vous accueillir dès septembre prochain

 

 

Je suis un fidèle visiteur du musée de Lyon. Je connais ce musée depuis l’âge de dix ans. J’avais vu au cours de vacances une magnifique exposition Picasso et j’avais remarqué l’influence de  l’art africain sur cet artiste que je ne connaissais pas encore très bien. C’était une époque où  j’habitais Alger et je n’étais pas encore lyonnais.

Intéressé par votre proposition d’exposition de collections personnelles, j’ai remarqué que je possédais une collection de céramiques kabyles. Cette collection, je l’ai héritée de mon père, le peintre et sculpteur Louis Bénisti, qui, né à Alger en 1903 ,a vécu dans cette ville jusqu’en 1972.

Louis Bénisti a toujours été attiré par l’esthétique des  objets usuels, utilisés dans le quotidien. Il a très tôt remarqué la qualité des objets utilisés quotidiennement par le peuple méditerranéen, objets confectionnés manuellement depuis des siècles. C’est ainsi que nous avions et utilisions des objets très simples comme des vases, cruches ou gargoulettes. Souvent mon père se servaient de ces objets comme modèle pour ses nature-mortes. (Figures 1, 2 3 4)

 

Mon père avait aussi remarqué la richesse de l’artisanat kabyle : bijoux, tissages et céramiques. Cet artisanat pratiqué par les femmes restées à la maison , pendant que les hommes sont au champ ou à la ville. Souvent ces objets étaient décorés de motifs géométriques variables selon les différentes tribus , motifs semblables sur les poteries, les textiles mais aussi sur les peintures murales des maisons ou sur les tatouages. ( Figures 5,6,7)

Louis Bénisti s’était lié d’amitié avec un jeune garçon originaire de Kabylie , prénommé Saïd, qui avait été son modèle pour des dessins et une sculpture. Lorsque Saîd est devenu adulte, il  a remarqué l’intérêt que mon père portait à l’artisanat de son pays et offrit à mon père de très beaux objets ramenés de son village natal. C’est ainsi que nous avions pu acquérir une magnifique lampe à huile appelée mesbah. (Figure 8)

D’autres amis kabyles rapportaient à mon père des poteries kabyles. Nous avons eu l’occasion dans les années 60, après l’indépendance de l’Algérie, de nous rendre en Kabylie et  d’y ramener quelques poteries.

 

Peu de temps après l’Indépendance de l’Algérie nous nous rendions à Tipaza et nous trouvions à l’entrée du parc des ruines, des jeunes vendeurs de petits objets zoomorphes en terre cuites ( souvent des oiseaux). J’ai retrouvé des objets semblables dans les vitrines des musées de Grèce. Ce qui nous montre que la pratique de ces objets date de la plus haute Antiquité. (Figures 9,10, 11)

Nous avons eu plus tard, l’occasion de voir la confection de poterie à Guelala dans l’ile de Djerba. Il s’agissait de céramique différente de celle de Kabylie, mais toujours faite dans un but utilitaire.( Figure 12)

Cette collection de poteries pourrait peut-être figurer dans l’exposition envisagée par la direction du musée de Lyon.

 

 

                                                             Jean-Pierre Bénisti

 

 

Bibliographie :

 

Pierre BOURDIEU : Sociologie de l’Algérie. Coll Que sais-je PUF 1960

Mouloud FÉRAOUN / Le fils du pauvre. (Voir textes sur les poteries kabyles) . Seuil.

Jean SERVIER / Les portes de l’année. . Robert Laffont . 1962

 

Quelques éléments de la collection :

 

 

1. Plat en terre cuite servant à faire le pain (Kesrah)

2. Bol (objet usuel)

3. Kanoun (objet usuel)

4. Cruche (achetée à un paysan à Bouira en 1964)

5. Cruche . (Objet décoré)

6. Pot

7. Vase mystérieux.

8. Mesbah (Lampe à huile offerte par Saïd))

9. Oiseau (objet zoomorphe)

10. Poule (objet zoomorphe)

11. Chien (objet zoomorphe)

12. Narguilé ( fait à Djerba)

Peinture :

Louis Bénisti : Nature-morte à la guitare , Huile sur panneau 111x82,5 1973

Parmi les objets : un pot kabyle et une poule de céramique.

Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Une collection de poteries kabyles refusée à l'exposition Musée Sentimental aux musées des beaux-arts de Lyon
Nature-morte  à la Guitare par Louis Bénisti Huile 1963

Nature-morte à la Guitare par Louis Bénisti Huile 1963

Extrait du fils du pauvre  de Mouloud Feraoun

Extrait du fils du pauvre de Mouloud Feraoun

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11 septembre 2026 5 11 /09 /septembre /2026 14:08

Début août 2001 j’apprenais le décès de l’historien Jean-Louis Flandrin. J’avais eu ce professeur à Alger en 1959 lorsque je redoublais ma troisième. Comme René Pillorget, ce professeur avait, par ses grandes qualités pédagogiques, contribué à ma passion pour l’histoire   et pour une histoire des sociétés, différente de l’histoire des faits d’armes ou des dynasties. Lorsque je l’ai rencontré deux ans plus tard à Paris, il se souvenait de moi. Je l’avais seulement aperçu à la télévision chez Pivot.  Je regrette de ne pas l’avoir revu lorsqu’il était devenu le grand historien de la cuisine et de la sexualité au Moyen-âge.

 

Fin août, je pris deux semaines de congé à Aix. J’ai fait quelques promenades à Cassis et dans le Lubéron.

J’ai repris mes activités habituelles début septembre et le 11 septembre, j’étais invité à Vaulx-en-velin pour le départ d’une collègue. Finissant plus tôt que d’habitude, je rentrais chez moi avant de partir pour Vaulx-en-velin et je mis la radio pour avoir les nouvelles. Je fus surpris d’entendre un reportage tout à fait inhabituel sur l’action des pompiers de New York. Je pensais qu’il s’agissait d’un incendie, quand j’entendis tout d’un coup le Président Chirac qui faisait part de sa consternation devant l’acte terroriste commis à New York.

Nous étions tous saisis d’effroi et nous éprouvions à la fois de la colère et une certaine fascination devant des personnes qui ont sacrifié leurs propres vies pour commettre un acte de guerre.

Au cours de la réunion en l’honneur de notre collègue, personne n’a parlé de la catastrophe pour ne pas troubler le cours de la réunion en faisant des commentaires et en négligeant l’objet de la réunion. J’ai su par la suite que la plupart des personnes présentes à la réunion étaient au courant et qu’elles ont, toutes, eu la sagesse de ne pas en parler.

C’était le 11 septembre 2001. Il y  avait déjà eu le 11 septembre 1973 » un coup d’état au Chili, qui avait couté la vie au Président Salvador Allende.

Le vingt et unième siècle avait  bel et bien commencé. Par unev énorme connerie meurtrière.

 

Jean-Pierre Bénisti

 

 

 

11 septembre 2001 :  25 ans déjà
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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 11:05
Jeu de mots dangereux
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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 16:23

Jacques Miel, fils adoptif de Jean Sénac, vient de nous quitter le 28 décembre 2025

 

 

NON PAS CHAMS DE TABRIZ MAIS JACQUES

Comment pourrait-il y avoir une place pour toi Dans ce cœur
Puisque tu es ce cœur?

Comment lui donnerais-tu son rythme sa couleur Puisque tu es sa substance?

Comment pourrais-tu être présent Puisque tu es présence?

Terni
Puisque tu es masse de mes cellules?

Te voir?
Tu es toute la vue en moi,
Le centre de la mer,
Le noyau de l’Obiou,
Le secret de ma moelle et mon impact stellaire.

Si tu mourrais un jour je ne le saurais pas: Mon cœur cesserait de battre— Tu Cesserais de battre!

Comment?
Comment savoir puisque ma connaissance c’est toi.

Ô Cœur!

 

Jean Sénac

 

 

Voir  ; Le Forgeron du soleil Film de Ali Akika

https://youtu.be/gEQzdpzprHo

 

Jacques Miel  septembre 2023 Photo JPB

Jacques Miel septembre 2023 Photo JPB

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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 13:22

Le Figaro publie un Hors-Série  consacré à Camus : Camus étranger parmi les siens. Ce numéro est en fait une réédition actualisée d'un Figaro Hors série paru en décembre 2009.

J'avais dans le précédent numéro accepté gracieusement la reproduction d'une photo de Camus et Simone Hié, prise en 1935  à Tipaza par mon oncle Lucien Bénisti (1)

Le numéro numéro a cru bon de ne pas reproduire la photo que je leur avais prêté. . 
Je tiens à faire savoir à la direction du Figaro que j'en suis mécontent.

 

 

Jean-Pierre Bénisti

 

1. voir ; Albert Camus ; Correspondance avec ses amis Bénisti. Bleu autour, édition, 2009

 

 

Figaro Décembre 2009

Figaro Décembre 2009

L'inélégance du Figaro
Figaro Novembre 2026

Figaro Novembre 2026

L'inélégance du Figaro
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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 08:23
Saint Thomas de Georges de La Tour
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29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 16:22

Cette peinture est la dernière œuvre de Louis Bénisti réalisée à Alger en 1972  avant le é&part de l'artiste pour Aix en Provence.  Elle a été faite à partir de recherche d'harmonie de couleurs : jaune, vert violet et orange.

Elle n' a pas  été exposée du vivant de l'artiste. Elle a été exposée à la rétrospective de Louis Bénisti à Hyère en octobre 2004, à celle de Nancy en mai 20&2 et celle de Paris au Centre Culturel Algérien en février 2019. Elle a été aussi exposée à une  exposition collective  à Lyon :Albert Camus et les peintres en janvier 2014 

Cette peinture avait l'objet de multiples reproductions :

           Catalogue de l'exposition de Nancy / Louis Bénisti et la Méditerranée

           Catalogue et affiche de l'exposition Albet Camus et les peintres  à Lyon

           Couverture du livre  d'Aziz Chouaki : Baya ; éditions Bleu Autour 2018

        Couverture du livre  de Nadira Naït Ouyahia  : Kaïssa :Â la techerche du père  perdu . Orients  Éditions, Paris 2025 et Éditions Frantz Fanon Alger.

 

 

 

 

 

 

 

Louis Bénisti : Femme en vert  Huiles sur toile 53x61 Alger 1972

Louis Bénisti : Femme en vert Huiles sur toile 53x61 Alger 1972

Affiche exposition Lyon 2014

Affiche exposition Lyon 2014

Couverture livre de Aziz Chouaki : Baya  éditions Bleu autour 2018

Couverture livre de Aziz Chouaki : Baya éditions Bleu autour 2018

 Couverture du livre  de Nadira Naït Ouyahia  : Kaïssa :Â la techerche du père  perdu . Orients  Éditions, Paris 2025 et Éditions Frantz Fanon Alger.

Couverture du livre  de Nadira Naït Ouyahia  : Kaïssa :Â la techerche du père  perdu . Orients  Éditions, Paris 2025 et Éditions Frantz Fanon Alger.

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 17:35

             

               Annie Ckzarneki  vient de nous quitter.

              J’ai connu Annie lors  mon enfance à Alger. J’avais dix ans et je fréquentais avec mon père les galeries d’art, dont la galerie qui se trouvait dans le sous-sol de la librairie Rivages dirigée par Edmond Charlot.  Un soir de printemps 1953, mon père me présenta parmi les peintres visitant une exposition une toute jeune fille qui répondait au prénom d’Annie et qui manifesta le désir de faire mon portrait.

       Annie était la fille de Jan Ckzarneki, professeur de philosophie et de Thérèse Milhaud, professeur, mais aussi écrivain. Elle avait publié un livre dans la collection Espoir dirigée par Albert Camus un livre intitulé Le même bateau

        Annie faisait partie d’un groupe de jeunes peintres algérois qui  comprenaient André Cardona, René Sintés, Mohamed Bouzid, Freddy Tiffou ou Choukri Mesli et qui, encouragé par Sauveur Galliero exposaient ensemble.

       Elle vint chez moi dans l’appartement de Bab el Oued  où je vivais avec mes parents, et j’ai eu l’occasion de poser.  J’ai alors sympathisé avec cette jeune peintre. Elle m’invita chez ces parents et elle m’initia au regard de la peinture et notamment à Van Gogh.  Nous partagions une passion pour ce peintre au destin tragique. J’avais été imprégné par une reproduction de  l’Homme à l’oreille coupée, qui ornait l’appartement de l’architecte Louis Miquel.

          Après nos rencontres du printemps 1953, Annie partit à Paris pour faire des études à l’école des Beaux-Arts et je l’ai perdue de vue. Nous continuons à rencontrer ses parents. Je croisais son père au lycée d’Alger, puis en 1955, les Ckzarneki, qui  militaient pour une Algérie libre et fraternelle, furent obligés de quitter Alger pour s’installer à Paris

 

Mes parents avaient eu cependant des nouvelles de Jan Ckzarneki qui écrivait des articles dans un journal protestant, dirigé par Paul Ricœur : Cité Nouvelle. Un des articles parlait de la situation difficile à Alger des intellectuels comme Maisonseul, qui venait d’être arrêté  ou Mandouze, qui avait été expulsé.

 

Entre temps, Annie s’était mariée à Paris avec Maurice Adrey, jeune architecte , neveu du peintre oranais Maurice Adrey1, ami de mon père et de Camus, qui désespéré avait mis fin à ses jours en 1950

 

Nous avions revu les parents Ckzarneki, qui passaient leurs vacances au Chambon sur Lignon. Si Thérèse Milhaud (Madame Ckzarneki) était d’origine juive provençale comme son homonyme Darius Milhaud et faisait partie de ce que l’on appelait les juifs du pape, Jan Ckzarneki était un protestant d’origine polonaise. Ils étaient tous deux  peu pratiquants mais très attachés à leurs religions d’origine.

J’appréciais beaucoup les discussions avec eux, en raison de leur grande culture littéraire, philosophique et politique. Ils nous ont présenté leurs amis Crespin, dont les enfants devinrent rapidement mes amis. Les Ckzarneki nous entraînèrent à une conférence du Pasteur Crespy, professeur de théologie à Montpellier, sur le Père Teilhard de Chardin. Je ne connaissais pas encore le nom de ce philosophe, dont j’ai par la suite admiré sa pensée. À vrai dire, j’ai essayé d’écouter le conférencier, mais j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Annie et ses parents étaient aussi à la conférence. Ce village du Chambon était vraiment étrange, il est rare qu’il y ait des lieux de vacances qui programment des conférences sur Teilhard de Chardin pendant le mois d’août. Quelques mois après, quand notre professeur de lettres évoqua ce philosophe, il fut étonné que j’en eus entendu parler.

          Lorsqu’en 1961, j’ai quitté momentanément l’Algérie pour Paris, j’ai retrouvé Thérèse Milhaud, qui était séparée de son mari. Elle me donna des nouvelles d’Annie qui avait alors deux filles et habitait  Marseille.

Ce n’est qu’en 1974, que mes parents, installés à Aix en Provence, reprirent contact avec Thérèse Milhaud qui , retraitée , habitait sa maison familiale  aux Angles près d’Avignon. J’ai retrouvé Annie qui exposait à Avignon2.

Quelques années après, Annie s’est séparée de Maurice Adrey. Je la rencontrais quelquefois lorsqu’elle exposait à Avignon ou à Marseille, ou lorsque mon père a exposé à Toulon3 en octobre 1993.

La dernière fois que je l’ai vue, c’était en mai 2015 à Pézénas à l’exposition des peintres amis d’Edmond Charlot. Elle était l’un des rares peintres encore vivants ayant participé aux expositions organisées à Alger par le célèbre éditeur.

 

 

                                                           Jean-Pierre Bénisti

 

Voir :

 

https://www.aurelia-myrtho.com/article-exposition-annie-czatnecki-a-marseille-123484509.html

https://www.czarnecki.fr/index.htm

 

 

 

 

 

  1. Maurice Adrey.(1899-1950) peintre ami de Albert Camus, de  Jean-Paul de Dadelsen et de Jean Daniel. 

« Suicide d'A. Bouleversé parce que je l'aimais beaucoup, bien sûr, mais aussi parce que j'ai soudainement compris que j'avais envie de faire comme lui. »   Albert Camus  Carnet 2  Éditions Gallimard p 322.

  1. Avignon Galerie Latapie. Juillet 1974
  2. Exposition Louis Bénisti Espace Interrogation Toulon Octobre 1993

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Jean-Pierre Bénisti (1953) par Annie Ckzarneki Dessin au fusain.

Portrait de Jean-Pierre Bénisti (1953) par Annie Ckzarneki Dessin au fusain.

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 15:12

1er Mai 1995, à Evian, Louis Bénisti passait sur l’autre rive….

Le 1er mai 1995, à Evian, Louis Bénisti nous quittait dans le grand âge. Malade depuis quelques mois, il m’avait demandé de le conduire à Evian, lieu qu’il affectionnait car il avait retrouvé dans la vision du lac Léman au nord avec au loin la rive helvète, un paysage analogue à celui qu’il voyait à Alger avec la mer au nord et au loin la côte du cap Matifou. De plus, il avait retrouvé près d’Evian, son ami architecte Pierre-André Emery, qui originaire du canton de Vaud, avait longtemps vécu à Alger et avait aussi remarqué la parenté des paysages.

Né à El Biar, près d’Alger, le 15 mai 1903, avant la guerre 14. Le vingtième siècle n’avait pas encore commencé et lorsqu’il partit toujours en ce mois de mai, ce mois si riche en événements, le siècle était bien fini.

Louis, aimait se promener sur les hauteurs pour admirer le paysage et se reposer sur un banc de la plage d’Amphion, à l’ombre des pommiers d’où il voyait les estivants se livrer aux plaisirs de la baignade. Il était souvent accompagné de Solange, son épouse qui devait partir en octobre 1990 et qui appréciait aussi la région. De ce banc, il faisait souvent des croquis lui permettant ensuite de réaliser des peintures dans son atelier. Et les baigneuses du Léman ont rejoint les petites filles jouant à la marelle dans les ruelles d’Aix-en-Provence, les bateaux du port d’Alger et les femmes assises sur les canapés des bordels de la Casbah. .

Evian lui avait rendu un hommage en organisant en été 1990, une exposition de ses dernières œuvres. Jean de Maisonseul avait préfacé cette exposition et avait terminé sa préface par ce verset de Saint John Perse :

« Grand âge, vous mentiez : route de braise et non de cendre…la face ardente à l’âme haute,, à quelle outrance courons-nous là ? Le Temps que l’on mesure n’est point mesure de nos jours. » 

Jean-Pierre Bénisti

 

Article de Jean de Maisonseul pour Le Nouvel Observateur

Article de Jean de Maisonseul pour Le Nouvel Observateur

Louis Bénisti Baigneuses Encre de Chine 1986

Louis Bénisti Baigneuses Encre de Chine 1986

Baigneuses Gouache  de Louis Bénisti1990

Baigneuses Gouache de Louis Bénisti1990

Louis et Solange Bénisti aux Près Fleuris en 1987 Photo JPB

Louis et Solange Bénisti aux Près Fleuris en 1987 Photo JPB

Louis Bénisti  à la plage d'Amphion 1993 Photo JPB

Louis Bénisti à la plage d'Amphion 1993 Photo JPB

Louis Bénisti Dernier dessin Mars 1995

Louis Bénisti Dernier dessin Mars 1995

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 17:37
Portrait de déporté par Picasso publié dans le journal l'Humanité (ou les Lettres Françaises) en 1955 Pour le 10 ème anniversaire de la libération d'Auschwitz.

 

80 ème anniversaire de la libération d'Auschwitz
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