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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:34
Louis Bénisti en compagnie de l'architecte Louis Miquel et de Jeanne Miquel visitent la Villa Savoy de Poissy (Photo JPB juillet 1968
Louis Bénisti en compagnie de l'architecte Louis Miquel et de Jeanne Miquel visitent la Villa Savoy de Poissy (Photo JPB juillet 1968

Le 27 août 1965? Le Corbusier était retrouvé mort en mer près de son cabanon de Menton.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:24

24 - 26 Septembre

Colloque du centenaire « Edmond Charlot » organisé avec l'Iriec et Université Paul Valéry Montpellier 3, Méditerranée Vivante et la médiathèque Zola. Montpellier et Pézenas. Avec le soutien de la ville de Pézenas.

- Jeudi 24 septembre, Médiathèque Emile Zola (tram l. arrêt : Europe), Montpellier :1e séance : Modèles et influences
14h30 : Ouverture du colloque : Communauté des Communes, Médiathèque Emile Zola, Université Paul Valéry, Méditerranée vivante.

15h : Pierre Masson : L'Esprit des Vraies Richesses,
suivi de table-ronde 1, animée par Guy Dugas : Edmond Charlot et ses modèles : Adrienne Monnier, Balard, Bosco, Guibert... : Jean-Robert Henry, René Piniès et Pierre Masson.
16h45-17h : discussion.
18h30-19h40 : Lecture : florilège d'auteurs des éditions Charlot, par Patrick Hannais.

- Vendredi 25, Université Paul-Valéry, Montpellier, site Saint-Charles, salle colloque 1 (tram l et 4, arrêt place Albert 1er)
2e séance : Charlot : le livre, la culture sous la présidence de Jean-Charles Domens,

9h : Agnès Spiquel, Université de Valenciennes, Présidente de la Société d'Etudes Camusiennes : Le contexte algérois de la naissance des Vraies Richesses.
9h20 : Chiara Elefante, Université de Bologne, Italie : Traductions et traducteurs chez Charlot.
9h40 : J-R Henry : Ruptures des années trente avec la pensée algérianiste.
10h : débat et pause.
10h30 : Jean-Yves Mollier : Le contexte parisien à l'arrivée des éditions Charlot à Paris, suivie de la table-ronde 2, animée par Pierre Masson : La Guerre, la Résistance, les revues : Vincent Jaffeux, François Vignale, Jean-Yves Mollier.

3me séance : L'Oreille et la main, sous la présidence d'Agnès Spiquel.12h50 : débat et repas (traiteur).
12h10 : Guy Dugas, université Montpellier 3 : Un conseiller méconnu : Charlot auprès de Pierre Schaeffer.
12h30 : Denise Brahimi : L'Intégration des cultures dans l'Algérie de l'Indépendance, sous l'égide d'Edmond Charlot.

Après le repas, un transfert des participants sera effectué par bus jusqu'à Pézenas, lieu de la troisième journée. Arrivée prévue vers 15h30 : Visite commentée de l'exposition “Edmond Charlot, passeur de culture”, Musée Vulliod-Saint Germain, suivie d'un débat.

Samedi 26 septembre 2015

Théâtre Municipal de Pézenas, rue Henri Reboul
4me séance : Patrimoine et rayonnement sous la présidence de J-R Henry
9h : Guy Basset : D'Alger à Tanger, E. Charlot dans les milieux de la coopération culturelle.
9h30 : Hamid Nacer Khodja : Edmond Charlot éditeur et la littérature algérienne postcoloniale.
10h : Rémi Bauduï, Université de Genève : Edmond Charlot, défense et illustration de la modernité picturale algérienne.
10h30 : débat et pause.
11h-12h : Table-ronde 3, animée par Agnès Spiquel : Les Apports d'un Centenaire, avec Guy Basset, Guy Dugas, Michel Puche.

Retour sur Montpellier - Gare Saint Roch (arrivée Montpellier vers 15h).

à retrouver sur http://edmondcharlot100.monsite-orange.fr/

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:56

Cette peinture représentant le peintre sur la route de Tarascon a disparu lors du bombardement de Dresde. Les peintures meurent aussi.

Van Gogh (suite)
Van Gogh (suite)
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:50
Rendez-vous avec Van Gogh

Coupures de journal datant des années 50 d'un article d'Henri Calet, retrouvées dans mes papiers

Rendez-vous avec Van Gogh
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:40

Dans un de ces récents bulletins, l'Ordre national des médecins parle de la patientèle d'un médecin. J'ignorais que client et clientèle étaient des mots grossiers. Il est vrai que la SNCF ne parle pas de clients mais d'usagers.

Il n'y a plus guère que les avocats, les épiciers et les putains qui peuvent encore avoir des clients.

JPB

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 14:25

C’est parce que Ulysse avait l’espoir de retrouver Ithaque et Pénélope qu’il a eu le courage et l’énergie d’endurer dix ans d’épreuves, après celles de la guerre de Troie. C’est aussi parce que Grecs et Européens pourront regarder ensemble vers un avenir nécessairement commun et pressenti meilleur qu’ils trouveront les voies d’un compromis faisant honneur aux principes de coopération et de solidarité qui fondent la construction européenne.

Jacques Delors

Europe est un mot d'origine grecque
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 13:41

Chers amis,

Permettez-moi d'attirer votre attention sur le débat qui se tiendra

Mardi 19 mai à 19h

Maison de L'Amérique Latine

(217 boulevard Saint-Germain, métro Solférino ou Rue du Bac)

avec la participation de

Georges Morin,

président de l'association Coup de Soleil

Benjamin Stora,

historien et président du Musée de l'histoire de l'immigration

Edwy Plénel,

fondateur de Médiapart

à partir d'un important témoignage inédit récemment publié chez Gallimard,

sur un texte établi, annoté et commenté par Yvette Langrand, Agnès Spiquel et Christian Phéline,

tous trois présents à ce débat :

Charles Poncet

Camus et l'impossible Trêve civile

suivi d'une correspondance avec Amar Ouzegane

Le 22 janvier 1956, à la demande de plusieurs amis musulmans et européens, Albert Camus lance à Alger un « Appel pour une trêve civile ». Alors que déjà une guerre multiplie ses victimes, il s'agit d'obtenir des forces en présence qu'elles évitent au moins de tuer des êtres innocents Tandis que l'extrême droite l'assiège aux cris de " A mort Camus!.. Mendès au poteau!.. A bas les Juifs !", la réunion reçoit le soutien de membres des Eglises comme de Ferhat Abbas. Dès le début du mois suivant, après la « Journée des tomates », Guy Mollet cède aux ultras de l'Algérie française...

Vingt ans plus tard, Charles Poncet, le plus proche des amis algérois de Camus, entreprend le récit de ce qui fut l'ultime moment de fraternisation entre représentants des deux communautés. Resté inédit, ce document remarquable, qui relate aussi une forte histoire d'amitiés, est enfin publié, éclairé par une lucide correspondance entre Poncet et Ouzegane sur les leçons de cette initiative de la dernière chance.

Après quatre autres décennies et par-delà son échec immédiat, le choix d'humanité que portait l'appel de 1956 résonne aujourd'hui avec une force intacte. Alors même qu'à la dérive meurtrière du fondamentalisme risquent de répondre le refus de l'Autre ou une escalade sécuritaire, le combat n'est-il pas de conserver possible une vie commune où tous trouvent à s'exprimer librement dans le respect de chacun ?

On a en effet trop longtemps réduit l'épisode à un ultime témoignage purement moral, condamné d'avance par son angélisme et son caractère individuel, et qu'aurait définitivement disqualifié l'hésitation ultérieure de Camus à s'engager pour l'indépendance. Aussi est-il utile pour le débat de rappeler les faits suivants

  1. S'il allait effectivement à contre-courant de l'escalade des violences, l'appel du début 1956 a été porté collectivement, à Alger même, par ce que la minorité européenne libérale, avec Jean de Maisonseul, Louis Miquel, Pierre-André Émery, Roland Simounet, Louis Bénisti, Évelyne et René Sintès, Emmanuel Roblès, Henri Cordreaux, comportait de meilleur au plan intellectuel et artistique, et publiquement soutenue par des religieux comme le père Cuoq et le pasteur Capieu.

  2. À travers Amar Ouzegane, Mohamed Lebjaoui, Maître Abderrezak Chentouf, Boualem Moussaoui, Mouloud Amrane et le Docteur Abdelaziz Khaldi, l'initiative et l'organisation en ont été partagées, à parité au moins, par ceux qui se voulaient le brain trust de la libération nationale à Alger et étaient déjà personnellement engagés, derrière Abane Ramdane, dans la préparation de ce qui deviendra pour le FLN la plate-forme de la Soummam (août 1956).

  3. Si l'Appel défendait un objectif minimal de refus des victimes civiles sans demander aux deux belligérants d'abdiquer a priori leurs objectifs respectifs, il ne se limitait en rien à une pure protestation éthique. Comme le souligne Camus dans L'Express du 26 janvier 1956, en « sauvant quelques vies humaines de la répression et du terrorisme », il ne se voulait qu'un « pas en avant » propre à « faciliter le dialogue » – c'est-à-dire à créer sans plus tarder les conditions d'une négociation loyale se saisissant du fond de la question algérienne.

  4. Loin de réduire leur soutien à une « manipulation », le fait que la plupart des membres musulmans du comité de la Trêve civile étaient déjà politiquement engagés dans la lutte de libération nationale constituait plutôt le gage d'une possible effectivité politique. Pour autant, on le sait, Camus, à la différence de ses interlocuteurs musulmans d'alors, estimait que la négociation souhaitée devait associer sans exclusive dans une « table ronde » tous les courants historiques du nationalisme algérien.

  5. À peine quelques semaines après l'Appel du 22 janvier, tout à l'inverse de ses objectifs, le vote des « pouvoirs spéciaux » ouvre la voie à l'enchaînement de la Bataille d'Alger, des divers « contre-terrorismes » et, pour finir, de la politique OAS de la « terre brûlée » ; du côté algérien, la lutte fratricide culmine dès mai 1957 avec le massacre des villageois de Melouza restés fidèles au MNA de Messali Hadj. Ces surenchères confirment que l'alternative proposée par les tenants algériens comme européens de la Trêve civile était bien, en ce début de 1956, la seule qui aurait permis à la décolonisation et à l'indépendance d'échapper à une hyper-violence dont les séquelles politiques continuent de marquer la France comme l'Algérie.

  6. En effet, si l'indépendance de celle-ci est acquise depuis plus de 50 ans, aucun de nos deux pays n'en a terminé ni avec le terrorisme ni avec les risques que le combat contre lui fait courir aux libertés, et la question de la paix civile reste donc entière.

Tout cela ne sera jamais trop rappelé, médité et discuté dans la situation présente. C'est ce à quoi invitent la lecture et la discussion de cet ouvrage

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 21:06
Merci aux Femen

Cette semaine, nous avons été témoins de beaucoup de tragédies : naufrages en Méditerranée, tremblement de terre au Népal etc.…

Au milieu de ces évènements tragiques, nous avons assisté à une théâtralisation de la vie politique portée à un niveau maximum.

Au cours d’une ennuyeuse cérémonie de remise de prix, un auteur dramatique surgit tout nu sur la scène provoquant le rire de toute l’assistance et le sourire embarrassé d’une ministre. Si l’effet de surprise a été réussi car il a attiré le regard de l’assistance, le message contenu dans le discours de l’acteur n’a pas été entendu. Les spectateurs surpris par l’entée de l’acteur n’étaient plus en état d’écouter le moindre discours.

Plus intéressante a été l’hommage à Jeanne d’ Arc : les enfants de Pétain honoraient la Pucelle.

Nous avons eu le droit à un Jean-Marie Le Pen, délaissant sa veste bleu marine pour une veste rouge. Il s’est sans doute souvenu que ses électeurs d’aujourd’hui sont quelquefois des électeurs communistes d’hier. Il avait d’ailleurs en son temps introduit avec Georges Marchais la politique clownesque. On avait même eu droit à un spectacle d’opérette dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Voilà que notre Jean-Marie passe devant sa fille tel César devant Brutus. Il n’a pas pu lui dire : Tu quoque filia ! ; Il semblait jouer la dernière scène du Caligula de Camus : Je suis encore vivant !

La pièce n’était pas finie. Tout d’un coup trois femmes apparaissent seins nus du mouvement Femen coupant la parole à l’oratrice. Un service d’ordre musclé est venu mettre fin à la prestation des trois femmes qui parlaient du balcon d’une chambre d’hôtel louée à leurs frais. Je ne recommanderais pas cet hôtel dont le patron laisse rentrer dans les chambres, des personnes non invitées par leurs locataires. Le spectacle a été réussi et le discours de l’oratrice est passé complètement inaperçu.

Il y a eu la Jeanne d’Arc de Péguy, celle de Claudel, celle d’Anouilh. Il y aura celle des Le Pen !

Jean-Pierre Bénisti

Merci aux Femen
Merci aux Femen
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 07:35
Baigneuse du Léman Dessin de Louis Bénisti 1978

Baigneuse du Léman Dessin de Louis Bénisti 1978

1er Mai 1995, à Evian, Louis Bénisti passait sur l’autre rive….

Le 1er mai 1995, à Evian, Louis Bénisti nous quittait dans le grand âge. Malade depuis quelques mois, il m’avait demandé de le conduire à Evian, lieu qu’il affectionnait car il avait retrouvé dans la vision du lac Léman au nord avec au loin la rive helvète, un paysage analogue à celui qu’il voyait à Alger avec la mer au nord et au loin la côte du cap Matifou. De plus, il avait retrouvé près d’Evian, son ami architecte Pierre-André Emery, qui originaire du canton de Vaud, avait longtemps vécu à Alger et avait aussi remarqué la parenté des paysages.

Né à El Biar, près d’Alger, le 15 mai 1903, avant la guerre 14. Le vingtième siècle n’avait pas encore commencé et lorsqu’il partit toujours en ce mois de mai, ce mois si riche en événements, le siècle était bien fini.

Louis, aimait se promener sur les hauteurs pour admirer le paysage et se reposer sur un banc de la plage d’Amphion, à l’ombre des pommiers d’où il voyait les estivants se livrer aux plaisirs de la baignade. Il était souvent accompagné de Solange, son épouse qui devait partir en octobre 1990 et qui appréciait aussi la région. De ce banc, il faisait souvent des croquis lui permettant ensuite de réaliser des peintures dans son atelier. Et les baigneuses du Léman ont rejoint les petites filles jouant à la marelle dans les ruelles d’Aix-en-Provence, les bateaux du port d’Alger et les femmes assises sur les canapés des bordels de la Casbah. .

Evian lui avait rendu un hommage en organisant en été 1990, une exposition de ses dernières œuvres. Jean de Maisonseul avait préfacé cette exposition et avait terminé sa préface par ce verset de Saint John Perse :

« Grand âge, vous mentiez : route de braise et non de cendre…la face ardente à l’âme haute,, à quelle outrance courons-nous là ? Le Temps que l’on mesure n’est point mesure de nos jours. »

Jean-Pierre Bénisti

Article de Jean de Maisonseul publié dans le  Nouvel Observateur du 29 juin 1995

Article de Jean de Maisonseul publié dans le Nouvel Observateur du 29 juin 1995

Plage d'Amphion Gouache de  Bénisti 1993

Plage d'Amphion Gouache de Bénisti 1993

Croquis de Plage 1

(La fille aux cheveux couleur d'herbe fauve.)

À l’approche d'une fille

Aux cheveux couleur d'herbe fauve,

Jamais lassé de voir sur elle

Mon regard lié.

Je laisse à mon désir le choix de désirer

La petite fièvre aux creux de ses épaules

Affolé du bonheur aigre-doux

De ses triangles sombres

Et salés aux aisselles

Accordant au Silence du Monde

Tout un monde de dires

Et de langages sans mots

Calme, le galet murmure

Sous la caresse de l'eau claire

Louis Bénisti

Août 85

Le dernier dessin de Bénisti fait en mars 1995

Le dernier dessin de Bénisti fait en mars 1995

Tout enfant, déjà. Je connaissais les plaines de pierres et de sel, où la chaleur du jour brûlait tout...

Et déjà j'écoutais les murmures qui couraient sur les vagues d'un désert de sables de sel et de pierres... vers les horizons sans fin.

Une voix très fine venue sans écho d'un lointain moment où des scarabées et des sauriens pressés de vivre avant les feux de la journée, à peine griffaient le matin pour trouve

leur pitance, puis chichement refaits retrouvaient l'effacement et l'oubli dans le creux des terres tièdes.

Mais, à l'approche du sol, l'oreille, peu soucieuse du froissement de l'air et du grésillement des granits, saisissait, à juste perçue, la souterraine houle d'une eau qui coulait sous les sables vers quelque mystérieux océan.

Et je fus longtemps à cette écoute, pareille à celle du marin aux aguets sur les calmes plats des mers sans rides.

Alors revenait en moi un des chants d'amour que Sauveur récitait, lui qui rassurait ses quarts et ses astreintes de mer par des proverbes ancestraux prévoyant les nuées t les quatre vents.

- Un rouf de plancher d'étable ! ...pas un seul fouet d'élingue claquant la nature.

- Mais sur la mer en sommeil, brusquement le rapide plongeon d'un poisson cueillant une bulle, ébrouant des nageoires dans une envolée d'air sec et d'éclair argenté.

- Mais l'oreille près de la coque épiait les frôlements des dorades et des girelles recherchant les patelles, les méduses et les anatifs... Fins murmures et secrets bouillonnements du monde des eaux.

- Alors, dans l'ivresse de soleil et l'envoûtement des bonnasses... surgissaient les Sirènes ! ...Et les Sirènes devenaient brises... Elles s'arrimaient et poussaient le bateau vers la bénédiction des petits frais et la fortune des vents.

Ainsi racontait la voix de Sauveur, mon ami, le peintre maudit, le marin de l'imaginaire, homme de mer et de vent, d'évasion retenue, virant au plus près des contournements de la baie sur des rêves de risques et d'îles lointaines, lié d'amitié à celui qui écoutait les pierres, les sables et le sel.

Je les aimais ces silences où tous les possibles m'arrivaient à fleur de peau et me pénétraient les pareilles musiques des mondes sidéraux.

Louis Bénisti Les Silences des Voirons 1985

Louis et Solange  aux Prés fleuris en 1985

Louis et Solange aux Prés fleuris en 1985

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:27

Dans le cadre du Centenaire d'Edmond Charlot, inscrit au calendrier des Commémorations nationales, la Maison Jules-Roy vous invite à découvrir une exposition consacrée au libraire-éditeur qui publia à Alger, dès 1936, les premiers ouvrages d'Albert Camus et ceux de tant d'autres écrivains de premier plan.

Exposition Edmond Charlot

Du 18 au 24 mai 2015

Exposition ouverte de 14 h à 18 h du mercredi au dimanche,

de 14 h à 17 h le lundi, fermée le mardi. Entrée libre.

L'exposition retracera les grandes étapes de la carrière d'Edmond Charlot, et présentera de nombreuses éditions originales, lettres et articles, documents rares et précieux issus du fonds Jules Roy ou prêtés par des collectionneurs.

Hommage à Edmond Charlot par Guy Dugas et Guy Basset

Samedi 23 mai 2015, à 16 h 30

Guy Dugas est professeur des Universités, spécialiste du Monde arabe, directeur du Fonds Roblès-Patrimoine méditerranéen, auteur de multiples ouvrages dont Jules Roy chez Charlot (Domens, 2007) et Emmanuel Roblès chez Charlot (Domens, 2014). Guy Basset est spécialiste d'Albert Camus, membre du Conseil d'administration de la Société des Études camusiennes. Il a participé au Dictionnaire Camus (Bouquins, 2009) et a publié un Camus chez Charlot aux éditions Domens en 2004.

Le samedi 23 mai, on évoquera notamment les relations entre Edmond Charlot et Jules Roy, qui occupe une place de choix dans l'activité éditoriale d'Edmond Charlot: présent dès 1942 dans les premières années des éditions à Alger, il dirige quelque temps, après guerre, la collection "Ciel et terre". Son roman La Vallée heureuse, prix Renaudot 1946, assura un moment une assise financière aux éditions à Paris. Jules Roy figure également comme auteur, à deux reprises, dans la dernière collection que dirigea Edmond Charlot à la fin de sa vie à Pézenas. On évoquera également Max-Pol Fouchet, qui fut, comme Jules Roy, directeur de collection chez Charlot: dans la collection "Fontaine" furent publiés entre autres auteurs Pierre Emmanuel, Georges-Emmanuel Clancier, Pierre-Jean Jouve ou encore Rainer Maria Rilke.

Le Centenaire Edmond Charlot a réuni de nombreux partenaires, entre autres: l'Association Méditerranée vivante, la Ville de Pézenas et sa médiathèque, la Région Languedoc-Roussillon, les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus de Lourmarin, l'Association des Amis de Gide, l'Association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, le Centre Joë Bousquet, l'Institut français de Tanger, la Maison Jules-Roy.

Programme complet du Centenaire sur:

http://edmondcharlot100.monsite-orange.fr/index.html

Catalogue spécial Centenaire Edmond Charlot sur:

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/static/8192

L'équipe de la Maison Jules-Roy sera heureuse de vous accueillir à l'occasion de l'exposition et de l'hommage à Edmond Charlot le 23 mai, à quelques semaines du quinzième anniversaire de la disparition de Jules Roy.

Bien cordialement,

Athman Haffar, Emmanuelle Schwartz et Nathalie Durand

Maison Jules-Roy
Le Clos du Couvent
89450 Vézelay
Tél: 03 86 33 35 01
Fax: 03 86 32 36 87
Courriel: mjroy@cg89.fr

Site web: http://www.lyonne.com

Page MJR: http://www.cg89.fr/Culture-et-Vie-Locale/Patrimoine/Maison-Jules-Roy-a-Vezelay


Un site culturel du Conseil départemental de l'Yonne

Edmond Charlot à Vézelay
Edmond Charlot à Vézelay
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