Exposition Marcel Bouqueton (1921-2006)
du 7 mai au 15 juin 2014
Vernissage le mercredi 7 mai à 21h
Espace Marie-Robin
18 rue de Montmorency
Paris 3ème
ouvert du mercredi au samedi de 14 à 19h
Métro Rambuteau
Exposition Marcel Bouqueton (1921-2006)
du 7 mai au 15 juin 2014
Vernissage le mercredi 7 mai à 21h
Espace Marie-Robin
18 rue de Montmorency
Paris 3ème
ouvert du mercredi au samedi de 14 à 19h
Métro Rambuteau
.
Aujourd'hui, c’est la fête du travail et c’est aussi le premier jour d’un mois où les jours de repos sont aussi nombreux que les jours d’activité.
Il y a dix-neuf ans, le 1er mai 1995 à Évian, mon père nous quittait, deux semaines avant son quatre-vingt-douzième anniversaire, le 15 mai.
Jean-Michel Godrie m'a écrit un mot.
« Aujourd'hui c'est le 1er mai, jour de la mort de Louis et celui de ma naissance. Étrange conjecture qui place un peu plus haut encore les habitudes quotidiennes que j'avais avec ton père. Et je ne peux pas oublier celle, où, une après-midi, alors qu'à l'accoutumée, c'était le jeudi, nous venions de passer deux ou trois heures ensemble à parler, à nous nos textes, à regarder les peintures, je suis rentré chez moi et qu'une peur soudaine m'a saisi au corps et à l’esprit me disant que la personne que je venais de quitter et que j'aimais tant, était en danger ! Je suis donc retourné chez ton père trouvant porte close et sans réponse face à cette porte blindée, que, dans mon esprit seuls les pompiers étaient capables à cet instant de démolir ce brutal interdit.. Alors qu'ils arrivaient, comme si ma voix que je voulais constante dans l'appel vers Louis rencontrait enfin un écho, cette porte s'est entre ouverte me laissant à peine le temps de me précipiter et d'accompagner Louis à terre afin d'attendre que les pompiers le conduisent à l'hôpital. Il était vivant, il venait de gagner dix ans de vie... j'aimerais qu'un jour tu consignes "officiellement" cette histoire car dans les jours qui suivirent, lors de mes visites à ton père dans les locaux de ce qui était encore le vieil hôpital d'Aix, j'ai conclu un pacte éternel avec Louis Bénisti. »
Je me souviens de ce jour où je reçus un appel de Jean-Michel. C’était le 16 janvier 1991, le jour du début de l’intervention militaire en Iraq (Tempête du désert). Ma mère nous avait quittés en octobre 2010 et mon père commençait à reprendre ses activités de peintre. Sans l’intervention de Jean-Michel, mon père n’aurait peut –être passé la nuit.
Louis se remit à peindre, après son hospitalisation et ne cessa pas de nous étonner.
Merci, Jean-Michel !
Jean-Pierre Bénisti
Voir

Louis Bénisti : Plage d’Amphion (1993)
L’association des Habitants du Corbusier présente :
du 9 au 25mai 2014
Annie CZARNECKI
figures 3
peintures et gravures
dans le hall (r-d-c) et à la librairie Imbernon (3° rue)
vernissage le vendredi 9 mai à partir de 18h30
Cité Radieuse 280 bd Michelet 13008 MARSEILLE
Le monde du 5 avril 2014
Il est vrai que l'un des poèmes de Fernando Pessoa a pour titre Bureau de Tabac
Voir
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/09/anthologie-p-13.html
http://dormirajamais.org/bureau/
Bureau de tabac [début]
15 janvier 1928
Je ne suis rien.
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Ceci dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
Fenêtre de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l’on savait ce qu’elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.
Fernando Pessoa, Poésies d’Alvaros de Campos, Poesias de Álvaro de Campos, traduit du portugais et préfacé par Armand Guibert, [édition bilingue] Poésie du monde entier, Gallimard, 1968, p. 77.
Il te faut de la pauvreté
dans ton domaine.
C'est comme ce besoin qu'on peut avoir
d'un mur blanchi à la chaux.
Une richesse, une profusion
de mots, de phrases, d'idées
t'empêcheraient de te centrer
d'aller, de rester
là où tu veux
où tu dois aller
pour ouvrir,
pour recueillir.
Ta chambre intérieure
est un lieu de pauvreté.
Eugène GUILLEVIC
Sans doute encore trop loin pour certains –
et donc juste un petit coucou amical –
et pour d'autres, plus près, le plaisir peut-être
de se revoir.
Amitiés,
H. Tibouchi
________
» BRISURES DE SILENCE «
TIBOUCHI peintures
ERNANDORENA sculptures
exposition du 15 au 27 avril 2014
vernissage samedi 19 avril à partir de 15h
Galerie de Mézières
16 avenue de l'Europe – 95600 Eaubonne
01 39 59 38 84
Horaires d'ouverture
tous les jours de 15h à 18h 30
dimanche de 10h à 12h et de 15h à 18h
nocturne le mardi
Contact : 01 39 59 38 84 – 06 84 45 45 61
ENTRÉE LIBRE
C’est évident. Les résultats des élections municipales ne sont pas bons pour la gauche. Il serait cependant inconvenant de parler de défaite ou de déroute. Il s’agit d’élections de maires et il y a autant de défaites ou de déroutes que de maires battus ou autant de victoires que de maires élus. Le terme approprié serait plutôt : échec de la gauche, succès de la droite et de l’extrême droite.
Ce n’est pas la première fois que des élections municipales traduisent un mécontentement vis-à-vis d’une politique nationale, sans tenir compte de la gestion de leur mairie. En 1983, les Grenoblois n’ont pas réélu Hubert Dubédout, qui était pourtant l’un des meilleurs maires de France. En 1977, les électeurs de gauche ont essayé de transformer les élections municipales en une répétition d’élections législatives : la gauche gagnait des mairies et la droite en perdait, mais à la différence avec 2014, les maires étaient bien élus ou bien battus, ils n’étaient pas battus par défaut comme certains maires de gauche aujourd’hui dont leurs défaites sont dues surtout au déficit de voix de leur propre camp ;
Les électeurs ont donc sanctionné des maires qui ont souvent fait un excellent travail, faute de pouvoir sanctionner la politique nationale.
Après avoir entendu le message que les Français lui ont envoyé, le Président aurait pu ne pas tenir compte de ce revers électoral et ne pas changer de gouvernement aussi rapidement. Jean-Marc Ayrault devient une victime expiatoire, alors qu’il a fait un travail tout à fait honorable. Une personne doit démissionner, c’est Harlem Désir qui, en tant que secrétaire du principal parti de la majorité gouvernementale, porte une grande responsabilité de l’échec de son parti. Le remplacement de Ayrault par Valls n’apporte rien. Valls est un homme qui se dit de gauche, mais qui est surtout apprécié par la droite, or, ce que nous enseigne les résultats ce n’est pas seulement, que les électeurs ont préféré la droite, c’est que la gauche a souffert d’un déficit.
Par ailleurs, le parti socialiste a surtout proposé plus des réformes sociétales (type mariage pour tous) que des réformes sociales. La loi sur le mariage pour tous peut déplaire, car s’il est normal que les couples homosexuels aient les mêmes droits que les couples hétérosexuels, le mariage a un caractère sacré même s’il n’est pas célébré religieusement et il doit répondre à un projet familial. Je pense que les législateurs ont été trop loin. Il aurait mieux valu proposé pour les couples homosexuels, un contrat d’union civile (PACS amélioré) plutôt qu’un mariage.
Le grand problème de la vie politique française est surtout un problème d’institution. La Vème République a été faite pour résoudre la crise algérienne. En donnant des pouvoirs importants au Président de la République, la politique extérieure se faisait en dehors du Parlement et n’était plus soumise aux caprices des députés, soucieux de satisfaire leur électorat. Le Général de Gaulle avait su user d’une Constitution à sa mesure en n’usant pas de tous ses pouvoirs et en concentrant son énergie sur des domaines réservés : défense ou politique extérieure. Pompidou, Giscard et Mitterrand ont usé de tous leurs pouvoirs et ont laissé leurs premiers ministres remplir une fonction de secrétaire de gouvernement et éventuellement de fusible. Mitterrand et Chirac ont eu leur pouvoir limité durant les années de cohabitation. Sarkozy et Hollande ont repris les pouvoirs dont ils sont investis. La réduction du mandat présidentiel n’arrange rien, car le Parlement devient une chambre d’enregistrement et le Premier ministre n’est plus qu’un fusible. Lorsque l’opinion désavoue le Président en cours de mandat, il devrait ou faire un référendum ou user du droit de dissolution. Seul De Gaulle était à l’aise dans ce genre de pratique.
Si on peut expliquer la progression d’un parti nationaliste et poujadiste (et non fasciste, comme on se plait à le qualifier) dans des villes industrielles touchées par la crise, il n’en est pas de même dans le Gard ou le Vaucluse. Les analystes politiques n’ont pas non plus expliqué comment le public des pseudo-spectacles d’un humoriste antisémite, se recrute à la fois chez les militants frontistes et chez les loubards de banlieue.
Enfin, à Paris, Anne Hidalgo a sauvé l’honneur de la gauche. Elle mérite un coup de chapeau et peut-être même de sombrero !
Jean-Pierre Bénisti
Une grande actrice vient de nous quitter. J'avais vu pour la première fois;Catherine Sellers jouant le role de Junie dans Britanicus, bien avant que Camus la recrute pour le Requiem. C'était à Alger en 1956. J'étais au lycée à l'époqiue. Par la suite je l'ai vue à Avignon en 1960 aux côtés de Vilar dans Antigone. Elle était merveilleuse ! La dernière fois que je l'ai vue, c'était encore à Alger, dans le même théâtre, mais bien après l'Indépendance. Elle jouait dans la Cigogne de Gatti.

Avignon juillet 1960 avec Jean-Vilar Photo LCS

Voir
http://www.lestroiscoups.com/article-la-comedienne-catherine-sellers-nous-a-quittes-hier-dimanche-9-mars-2014-a-paris-annonce-122904929.html
http://odile-quirot.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/03/10/la-disparition-de-catherine-sellers-524963.html
http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS0065_19660209/OBS0065_19660209_038.pdf
L’ASSOCIATION LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN
ET DE LEURS COMPAGNONS
vous invite à participer au colloque
ETRE PEINTRE EN ALGERIE : 1950 – 1970
qu’elle organise vendredi 14 mars 2014, à partir de 14 heures 30, salle Dumont 45, rue de la Glacière à Paris 13ème (Métro Glacière ligne 6).
14 h30 : Ouverture du colloque
Quels peintres en Algérie ? Michel Lambart
15 h 00 : Autour de Jean de Maisonseul Jean-Pierre Benisti
15 h 45 : Le groupe Aouchem » Ali Silem
16 h 30 : Analyse de la construction identitaire dans les arts plastiques aux lendemains de l’indépendance algérienne Fanny Gillet Ouhenia
Publier (Haute-savoie) 1992 Photo JPB
Les personnes intéressées sont inviées à souscrire